L’Hypnose, un patrimoine historique de l’humanité


L’hypnose n’est pas une pratique récente. Plusieurs textes historiques et observations anthropologiques nous confirment que l’état de transe, que nous appelons aujourd’hui l’hypnose, est connu et utilisé depuis des millénaires dans des pratiques médicales, religieuses, militaires ou sociales. Par le chant rythmique, le battement monotone de tambours, la focalisation visuelle auditive ou kinesthésique, la suggestion narrative, les chamans prêtres ou chefs de toute ethnie étaient capables d’induire l’état de transe, ce qui leur donnait un aura magique mystique ou divine.
Les Egyptiens utilisaient l’hypnose pour guérir les gens avec toutes sortes de problèmes physiques, émotionnels, cognitifs et psychologiques, lors de sessions qui avaient lieu dans des sanctuaires appelés ‘Temples du Sommeil ou du Rêve’.
En Grèce, les cérémonies thérapeutiques avaient lieu dans les temples d’Esculape, chez les Romains dans les temples d’Apollon.
Les anciens Hébreux utilisaient la méditation avec le chant, des exercices de respiration et de focalisation sur les lettres hébraïques de l’alphabet qui orthographié le nom de Dieu. Ces pratiques rituelles très semblables à l’auto-hypnose permettaient d’induire un état d’extase appelé Kavanah. Dans le Talmud, Kavanah implique la relaxation, la concentration, l’attention juste.
Il y a trois mille ans, elle a été cultivée et pratiquée par les prêtres hindous qui en perpétuaient les secrets et les mystères.
Le médecin allemand Franz Anton Mesmer et les français Charcot et Bernheim, vers la fin du dix-huitième siècle, attirent l’attention des Européens sur la pratique de l’hypnose.
Les grandes avancées de cette méthode au 20ème siècle sont principalement le mérite de Erickson, psychiatre américain.